Le site de l'Ile du Grand Gravier constitue un champ captant pour l'alimentation en eau potable de 80 000 équivalent-habitants. Sa situation dans le fleuve Rhône, à l'aval immédiat de l'agglomération lyonnaise et du couloir de la chimie, pose le problème de la vulnérabilité de la ressource en eau à une pollution du fleuve. Le site a fait l'objet de recherches hydrauliques et biologiques au niveau d'une parcelle expérimentale.L'étude des oligochètes a permis de dresser le diagnostic d'un état de pollution important du fleuve sur le secteur envisagé. Il apparaît de plus que certains taxons d'oligochètes, en particulier le genre Phallodrilus, décrivent une augmentation des échanges nappe-cours d'eau.L'ensemble de ces données souligne la vulnérabilité du site à une pollution transitant par le Rhône.Les résultats de cette première approche sont discutés. Il s'avère notamment que les aspects saisonniers n'ont pas été pris en considération. Le développement de la méthodologie est envisagé par l'étude complète de plusieurs autres parcelles.